Bellot, suite et fin.

dimanche 20 mai 2012
par  Philippe BERTOCHIO

François et Philippe

Ce samedi, nous avions la ferme intention d’en découdre avec le fond du chourum Bellot.

Après les sorties hivernales pour l’équipement de la cavité et la désobstruction dans la trémie terminale, l’objectif est bien de faire de la première. J’avais réussi à casser un gros bloc, sous la trémie et contre la paroi sans rien déstabiliser. J’étais alors descendu de deux mètres supplémentaires pour être bloqué par un caillou collé dans le mondmilch. Sans pied de biche, impossible de le retirer. Comme le reste de l’équipe m’attendait dans le courant d’air du méandre, j’avais abandonné. Pourtant, derrière, la suite semblait prometteuse.

Avec François, nous programmons un départ tôt. Plus de neige, l’accès est de nouveau possible par Lachaup. Nous croisons quelques ramasseurs de champignons et un promeneur nous suit plusieurs minutes. Mais notre "chemin" ne semble pas lui convenir. Un petit casse croûte avant de se jeter dans le gouffre. Je pose la corde d’entrée. Il n’est plus question d’utiliser les amarrages de cet hiver, quatre mètres au-dessus du sol actuel ! Nous connaissons bien, tous les deux, la cavité aussi la descente est rapide. Je reprends l’équipement du dernier puits d’accès à la grande salle. Son arrivée par le plafond dans une roche de mauvaise qualité complique la pose d’ancrages. Finalement, je trouve un interstice où glisser une sangle pour un gros amarrage naturel. Il est juste dans l’axe et bien haut pour faciliter cette sortie technique. Je le laisserai en place pour faciliter les futures visites.

Départ du P30

Dans la salle, nous nous glissons dans le point le plus bas. En quelques minutes, le rocher est dégagé et extrait de l’étroiture. Le passage reste sévère et bien enduit de mondmilk. Le résultat est rafraîchissant mais surtout décevant. Deux mètres plus bas, la trémie est encore plus compacte. Aucune trace pour donner une orientation. Le courant d’air est imperceptible. Je tente tout de même ma chance latéralement en grattant la grosse couche de mondmilk. Là aussi, rien de mieux. Pire, impossible de passer pour faire demi-tour et la marche arrière bloque. Un becquet planté dans les cotes me provoque une vive douleur. Après un petit moment de calme, je reprends mes efforts en essayant de pivoter très légèrement afin de dégager mon thorax. En quelques minutes, je bouge, centimètre par centimètre et enfin je sens ma poitrine libérée. Ouf ! Moi qui n’aime pas me salir. Je ressemble maintenant à une tartine abondamment beurrée de tous les côtés...

Nous laissons tomber nos bêtises. Il n’y a guère d’espoir de ce côté là, à moins d’engager une grosse équipe, d’étayer solidement et d’y passer quelques années ! Nous faisons un tour attentif de la salle. Il y a bien la suite de la galerie du méandre mais celle-ci pince dans un laminoir sans guère plus d’espoir. Sinon, deux arrivées en plafond donneraient accès à des affluents. Mais l’aval reste hors d’atteinte pour nous. Dépités, nous rebroussons chemin en déséquipant complètement la cavité. Nous en profitons même pour sortir les ferrailles qui n’avaient pas servi à consolider la trémie d’entrée.

Et pour une fois, je serai à l’heure pour mon rendez-vous en soirée ;-)


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