Deux jours sur SuperDévoluy

mardi 19 août 2014
par  Philippe BERTOCHIO

Participants : Johana, Eric, François, Philippe, Gilles, Catherine, Christophe, Léa et Régis

Merci à François pour ses photos.

Samedi 5 juin 2014

Rendez-vous était donné à 9h00 dans le Dévoluy pour un week-end consacré à l’évaluation des sites à potentiel paléontologique. Pour se faire, nous avions l’aide de Léa Roux, archéozoologue à Briançon, pour les aspects techniques et scientifiques mais aussi celle de la DRAC. En effet, l’archéologue référent, Nicolas Rouzeau, a accepté la demande officielle de prospection de surface faite par Léa.

Notre premier objectif a été d’atteindre le restaurant d’altitude afin d’y déposer le matériel de bivouac. Ainsi, plus léger, nous avons pu nous rendre dans la combe des Plattes pour un inventaire des cavités à potentiel paléontologique. Un tour à la grotte des Chutards, puis à la baume du blaireau où Léa nous a fait un petit refus devant obstacle. Il faut dire que c’est un peu bas de plafond...

Ensuite le chourum du Serre-Lacroix, une cavité passionnante car le parfait piège : une entrée en entonnoir et un petit puits glissant. Le fond y est jonché d’ossements de mouton. Mais le plus intéressant se trouve sur les parois, couverte de gravure de diverses factures.

De nombreuses notes, photos, des relevés topographiques, croquis et points GPS ont été pris. Beaucoup de matière à traiter pour les longues soirées d’hiver.

Après une journée à courir dans les pâturages, nous étions bien heureux de rejoindre notre lieu de bivouac. Nous avons partagé un repas bien sympathique avant de nous réfugier dans nos sacs de couchage pour nous protéger de l’humidité et la fraîcheur des nuits dévoluardes.

Dimanche 6 juin

Le lendemain, l’objectif est bien différent et unique. Il s’agit de trouver l’entrée d’une nouvelle grotte que nous a signalé René Sarrazin. Lors de l’élargissement de la piste 4x4 pour monter au sommet de la station, une entrée cachée par les éboulis est sortie de l’oubli.

Nous montons au terminus du télésiège de la Sommarel. Le spectacle est effarant. Le vallon a complètement été remodelé pour l’assise des pylônes et les gares de départ et d’arrivée. Des centaines et même plus de mètres cubes de roche ont été rabotés, déplacés, entassé. La pelouse alpine, les cavités, les névés, les éboulis de pente n’ont pas eu leur mot à dire contre l’or blanc...

Derrière la Sommarel, le vent est glacial. La météo est proche de celle d’un mois de novembre. Le froid nous mord les jambes trop vite mises à l’air. Heureusement, nous découvrons vite l’entrée de la grotte cachée derrière un névé encore en place. L’entrée est défendu par un rideau de gouttes très rafraîchissant mais il en faut plus pour nous décourager. Cette cavité n’est pas très étendue pourtant, à cette altitude, à flanc de montagne, c’est une surprise de voir un tel volume. Nous trouvons un squelette de grand herbivore caché sous une dalle de roche, une bonne idée des inventeurs pour le protéger des passages. Léa le prélève avec précaution car elle y voit déjà un animal depuis longtemps disparu. Elle n’en dira pas plus. Il faudra étudier les os plus précisément pour être affirmatif.

Un week-end riche en enseignements comme en échanges.


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